Pourquoi je cours ?

Pourquoi tu cours ?
Mais tu ne te fais pas chier à courir toute seule comme ça ?
Non, mais vraiment, tu kiffes courir ?

Oui, je crois que ça y est, je kiffe courir.
Non je ne me fais pas chier à courir seule.
Je cours parce que j’aime ça. Point. 

Le running, ça intrigue !
A l’apéro, entre deux verres, on me demande souvent : « Mais t’aimes vraiment ça, courir ? ». Le problème c’est que je pense que la réponse et bien plus complexe que « oui », ou « non ».
Oui, aujourd’hui j’aime courir mais mon histoire d’amour avec le running, comme toutes les histoires d’amour, est bien plus compliquée que cela.

Chapitre 1 : C’était comment avant ?Quand j’étais au collège, j’étais la fille dispensée de sport. Et quand je n’arrivais pas à convaincre mon médecin de me remettre le Saint Graal (la fameuse dispense, donc), j’étais celle qu’on choisissait en dernier dans l’équipe. Celle qui allait en prison dès le premier tir de la « Balle au prisonnier ». Bref, je n’aimais pas le sport, j’étais un peu flemmarde aussi.

Jusqu’au lycée. Parce qu’au lycée, j’ai découvert l’endurance. Enfin, ils appellent ça le 3 x 500m. Je me souviens de cette sensation de satisfaction après avoir couru 1km5 avec un chrono presqu’aussi bon que celui des « garçons ». C’est la seule fois pendant toute ma scolarité que j’ai aimé le sport que l’on pratiquait à l’école. Alors, j’aurais pu poursuivre la course à pieds, persévérer. Mais non. Je suis une flemmarde, je vous dis !

A la place, j’ai rejoint les bancs d’une école de comm’. J’ai passé mes journées à pouffer avec mes amies de toujours. Et à bouffer !! Oh god, qu’est-ce qu’on a bouffé pendant ces années d’études. Mac Do. Une, deux, trois fois par semaine, parfois. Twix. Ou Kit-Kat. A la pause du matin. Et à la pause de l’aprem. Et toujours à la machine à merdes. Parfois avec un chocolat chaud en plus. Et à côté ? Aucun sport. Rien.

Alors, forcément j’ai pris du poids. Rien de grave mais au bout du compte, j’avais bien 5/6 kilos en trop. C’est comme ça que je me suis lancée dans mon rééquilibrage alimentaire  (tous les détails, dans cet article). Mais comme ça, aussi que j’ai recommencé à courir. Oh pas par passion, ni par envie, ça clairement pas ! Mais parce qu’il fallait bien que je bouge ma réserve à Mac Do & Kit Kat (allias, mon cul). Et bien, croyez-moi, c’est lourd à trainer sur 5km un cul rempli de Big Mac-potatoes/sauce pomme frite-coca-Mc Flury (and more) ! Je l’ai maudis cet enfoiré de Donald !!! J’ai maudis la course à pieds, aussi. J’ai abandonné, repris, abandonné de nouveau, repris encore. Détesté. Jamais adoré.

Chapitre 2 : Comment ça, tu kiffes ? Jusqu’à cette année. Un peu fo-folle, et surtout très consciente de ma flemmingite aigüe, j’ai décidé de m’inscrire au semi-marathon de Paris. J’avais un objectif. J’étais obligée d’aller courir. De m’entraîner. C’est le seul moyen que j’ai trouvé pour me bouger deux fois par semaine. Ca a marché :
« Pas envie de courir ce matin !! Mais, pas le choix j’ai semi-marathon dans 2 mois ».
« Putin, 16 bornes à courir aujourd’hui ? Pas le choix le semi approche ! ».
Je l’ai fait. Je l’ai couru ce semi-marathon. En 2h01. Et j’ai kiffé. (Retrouvez mon compte-rendu, ici).

Et surtout, une semaine après ce semi-marathon, j’ai eu envie de re-courir. Je n’avais plus d’objectif. Plus de contrainte. Mais je suis quand même allée courir, le dimanche d’après. Incroyable.

C’est là que j’ai compris, que, oui, j’aime bien le running. Parce qu’on me la pose souvent cette question : « Mais t’aimes bien courir ? Vraiment ? ». Et ben, oui en fait je crois que j’aime bien ça. Je ne dis pas que je ne peux pas m’en passer, attention ! (Il n’y a que la bouffe dont je ne peux me passer dans la vie !) Mais j’aime courir.

Chapitre 3 : Mais pourquoi tu kiffes ?
Parce que c’est l’un des rares moments de la semaine où je suis seule avec moi-même. Et où je peux penser, sans être dérangée, distraite ou interrompue.

C’est vrai, ça. Quand on y pense, on est jamais tranquille. Le matin, je suis du genre à penser dès la douche, à la journée de boulot qui m’attend.
« Faut pas que j’oublie d’envoyer ce mail »
« Oh et lui, il ne m’a toujours pas répondu ! »
« Ah et tiens, il faut que je pense à faire un brief avec mon patron ! »
Vous voyez le genre ?

Ensuite viens l’étape métro. 45min dans mon cas. Et je vous avoue que j’ai beaucoup de mal à siffloter le nez en l’air pendant 45min. J’ai l’impression de perdre mon temps. Alors je commence à écrire les mails que je dois envoyer. J’écris des ébauches de posts pour le blog. Je lis des articles que j’ai enregistré pour avancer sur les reportages sur lesquels je bosse. Bref. Pas vraiment du temps pour moi.

Et puis la suite vous la connaissez. Après le métro, le boulot. Après le boulot, de nouveau le métro. Et, en général je fini suffisamment tard et surtout j’habite suffisamment loin, pour enchaîner presque sans transition avec le dodo (ou avec l’apéro avec les copines !).

Alors, quand une fois par semaine, je rentre du travail en courant, je profite. Parce qu’il n’y a que moi. Pas d’abruti qui met sa musique de merde bien trop fort dans le métro. Pas non plus le dîner à préparer. Personne avec qui papoter. Juste moi. Je ne dis pas que j’aimerais avoir ce moment tous les jours. Mais une ou deux fois dans la semaine, c’est parfait. Rentrer en suivant le soleil qui se couche en même temps que j’aligne les foulées. Courir en pensant à ma journée. A celle qui va venir. Ou à rien. J’ai vraiment l’impression que même si je pense à tout ce qui m’a agacée dans la journée, ça me fait du bien. Alors que si j’y pense dans le métro, j’aurais l’impression de ruminer. Et d’être encore plus agacée.

C’est étrange comme courir permet de lâcher tous ces petits tracas qui sommeillent sur vos épaules, au fur et à mesure des foulées.

Alors, oui, moi, l’ancienne dispensée de sport, celle qui préfère manger que de se bouger, la flemmarde…  j’aime courir… Comme quoi, tout arrive. Peut-être, qu’un jour, vous aussi vous aimerez courir ! Pour vous y mettre, vous pouvez jeter un oeil à mes 5 parcours running à Paris.
Ou, alors, peut-être que c’est déjà le cas ? Racontez-moi votre histoire d’amour avec le running !

16 réflexions sur “Pourquoi je cours ?

  1. Laura dit :

    Je n’ai malheureusement pas d’histoire avec le running, en tout cas pas encore !
    Je suis sur la dernière ligne droite de mes études, et comme toi, j’ai vu les kilos s’accumuler ces deux dernières années. Seulement, je déteste courir, je ne vois pas le but, et je pense que je n’ai le mental pour.
    Je n’arrive jamais à me motiver assez pour aller courir ou pour courir plus de 15 minutes 😂

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  2. D. dit :

    C’est drôle, parce que je me suis mis à la course à pieds pour la même raison, et aujourd’hui, je ne peux pas m’en passer non plus haha… Bon, j’étais pas au point de me faire dispenser à chaque cours, mais clairement, c’est l’amour de la nourriture qui m’a poussé à m’infliger tout​ ça x) (et c’est limite devenu l’inverse,maintenant : je mange) pour compenser ce que je perds en courant…

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  3. Gabyz29 dit :

    Je n’ai jamais été très attirée part le sport durant ma scolarité. Ce qui ne m’a pas du tout poussée à m’intéresser à ça après.
    Mon mari joue au foot, court régulièrement et chaque été je l’accompagne (enfin plutôt il me traîne ) pour faire une ou deux sorties running. A chaque fois, je laissais tomber.
    En juin 2016, bien décidée à perdre un peu de poids mais surtout reprendre ma vie en main, je vais courir avec lui.
    1 km, ça va.
    2 km, je n’arrive plus à respirer, e suis au milieu de la route, je panique et fonds en larmes. Impossible de canaliser ma respiration.
    Je prends conscience qu’à 32 ans je ne suis pas capable de courir plus de 2 km.
    Et là, le déclic !!! Je me fais une promesse de tenir bon !!! Je m’achète de jolis vêtements et je pars courir, même seule, et je tiens le coup.
    Je cours environ 30/35 km par mois. Je prends du plaisir et j’aime ça. … courir !!!!
    Pour l’instant, pas d’objectif précis, juste prendre mon pied !!!

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  4. Stephanie dit :

    Je suis une ancienne dispensée… qui l’est toujours MDR !
    Au bout de 3 foulées, au choix je me fait c… ou mes poumons me lâchent. Faire un autre sport pourquoi pas (j’ai déjà fait !) mais pas courir, ça me saoule 😉 par contre j’admire ceux qui enchaînent 15km comme ça sans pression 😀

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    • Coquelicot et Basilic dit :

      Hello
      Super je suis ravie d’avoir réussi à te motiver 😉
      Pour les vêtements, j’achète un peu partout : Monoprix, Oysho, Undiz, Domyos (la marque de décathlon), Nike…
      Les chaussures ce sont des Adidas (mais a chacune sa chaussure, je te recommande de faire un test de foulée pour bien choisir et surtout ne pas te blesser)
      N’hésite pas si tu as d’autres questions 😉

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