Et si on était fière de nous ?

J’aurais pu baptisé cet article « Et si j’étais fière de moi ? », mais ça aurait fait bien trop « moi je » et puis surtout ça aurait été très réducteur. Parce que finalement, je crois qu’on est toutes touchées par ce syndrome. Ce syndrome justement comment pourrait-on l’appeler ? Le manque de confiance en soi ? Oui. Ou alors le syndrome de l’imposteur ? La culpabilisation à outrance ? Mélangez tout cela et vous obtiendrez le mal dont on souffre toutes, je crois (et tous peut-être aussi ?).

Il me semble qu’on pense toutes ne pas être « assez ». Pas assez sportive. Pas assez runneuse. Pas assez travailleuse. Pas assez cuisinière. Bref pas assez parfaite. Dans notre société ou Instagram règne en roi (lire ou relire mon article, Instagram, suis-je grosse ?), on se compare beaucoup. Beaucoup trop. A la fitgirl qui vise les 7h de sport par jour. A cette nana aux abdos parfaits. A cette maman qui trouve le temps de cuisiner 2h par jour, avec deux enfants en bas âge. A cette chef d’entreprise qui s’occupe aussi de ses enfants tous les jours. Et qui va au sport. Cuisine. Mange sain… Bref qui est parfaite.

D’abord et avant tout : personne n’est parfait ! La perfection n’existe pas ! Martelez vous ça dans le crâne (comme j’essaie moi même de me le marteler), ça vous déculpabilisera de bien des choses.

Ensuite, on ne voit que ce que l’on veut bien nous faire voir. Oui cette fitgirl fait du sport 7h par semaine mais est-elle heureuse ? Vous dit-elle qu’elle se sent terriblement seule après ses 7h de sport ? Et cette instagrameuse aux abdos si parfaits : est-ce qu’elle vous dit qu’elle aussi qu’elle a des tendances anorexiques et que d’ici peu ce sont des cotes que l’on verra et non plus ses abdos ? Qu’elle est malade et mal dans sa peau.

Bref ce sont des exemples purement fictifs et je ne juge ni n’accuse personne ici. Ce que je veux dire c’est que même si en apparence certaines personnes semblent parfaites, heureuses et rayonnantes, elles ne le sont pas forcément. Comme vous, comme moi, elles ont leur moment de « faiblesse ». Non, pardon. Je n’aime pas ce mot il est bien trop péjoratif. Leur moment de femme « normale ».

Vous voyez comme on est conditionné ? C’est bien ça le problème : on nous a mis dans le crâne qu’on est faible ou « moins bien » si on ne tend pas vers la perfection… Quand on mange un gâteau au chocolat on ne se fait pas plaisir on « craque ». Quand on rate une séance à la salle de sport, on se « démotive ». Quand on s’octroie une soirée en tête à tête sans les enfants : on se fait un petit plaisir « égoïste ». Quand on a pas envie de se préparer un diner et qu’on se fait livrer un petit plat, on a « la flemme ». C’est fou le vocabulaire péjoratif et négatif qu’on emploie chaque jour à notre égard… C’est terrible.

Et si on apprenait à faire le contraire ? Et si on apprenait à se féliciter ? Et être fière de ce que l’on fait déjà, plutôt que de se blâmer de ce que l’on ne fait pas ? Quoi que l’on fasse, c’est toujours mieux que rien, non ? Aujourd’hui, je n’ai pas fait de sport ? Oui mais j’en ai fait à d’autres moments dans la semaine. Je ne fais pas 7h de sport par semaine comme cette fitgirl ? Oui mais j’en ai fait 5h et j’ai aussi vu mes amis et mon amoureux. Je me suis sentie équilibrée et heureuse. J’ai mangé une part de gâteau au chocolat hier soir (alors que je suis censée être en pleine detox au sucre : oops) ? Oui, mais j’ai mangé équilibré tout le reste de la semaine. J’ai encore oublié de lancer une machine de linge ? Oui mais j’ai déjà fait les courses et cuisiné tous les soirs ! Soyons doux, gentil, indulgent avec nous même. Et soyons fière de nous. De ce que l’on fait déjà chaque jour. Chaque semaine.

Arrêtez de vous culpabiliser sur ce que vous auriez du faire ou ne pas faire. Concentrez-vous sur ce que vous avez déjà fait. Je suis persuadée que cela vous rendra plus heureux et aussi plus motivé qu’en vous auto-flagellant. Vous ne croyez pas ?

Vous aussi vous avez le sentiment de ne pas en faire assez ? Quels sont les sujets sur lesquels vous culpabilisez le plus ? J’espère vivement que cet article vous fera un peu de bien… Répétez vous ces petites phrases qui personnellement, me déculpabilisent un peu : quoi que je fasse, c’est toujours mieux que rien. La perfection n’existe pas. Je fais de mon mieux.

Belle journée healthy ❤

10 réflexions sur “Et si on était fière de nous ?

  1. mandydcrea dit :

    la société est tellement mal faite, elle nous rabaisse à longueur de temps.
    oui des gens on besoin de faire beaucoup de sport pour se sentir bien, d’autres pas beaucoup.
    la grossophobie aussi est un problème tellement grave
    DU moment qu’on est en bonne santé et qu’on est bien dans notre corps ce n’est pas ça le plus important ?

    La société devrait prôner le bien être et la confiance en soi. Le monde serait tellement mieux

    J'aime

  2. Marilyn dit :

    Je suis tellement d’accord avec toi ! Je ressens la même chose . Le secret c’est de célébrer les petites victoires plutôt que de se culpabiliser de ne jamais en faire assez 🙂 sans ça on n’est jamais satisfait et on va cultiver un cercle vicieux , changer ce qu’on se dit dans sa tête comment on se voit à une importance capitale dans l’acceptation et l’amour de soi. J’essaie de travailler là dessus , je te souhaite du courage en tout cas , tu es sur la bonne voie 🙂
    bon dimanche !
    Marilyne

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s