Compte-rendu : mon premier Marseille-Cassis (2018)

Je viens tout juste de rentrer de mon week-end à Marseille et je trépignais déjà d’impatience à l’idée de vous rédiger mon compte-rendu de cette merveilleuse course : mon tout premier Marseille-Cassis. Sur Instagram, juste après la course, la médaille autour du cou, je vous ai dit que c’était une de mes plus belles expériences en courses officielles. Je le pense toujours malgré la difficulté du parcours. Allez, je vous raconte tout en détails ! 

Pour cette course, on a décidé avec mes amies de partir le samedi matin et de ne rentrer qu’à Paris mardi. La course Marseille-Cassis ayant lieu le dimanche matin, nous trouvions cela pratique d’arriver le samedi matin pour pouvoir récupérer notre Air b’n’b et nos dossards. Et nous avons pris deux jours OFF (lundi et mardi) pour profiter de Marseille après la course (et non avant où il faut en général essayer de se ménager un peu !).

Malheureusement pour cette quarantième édition, nous n’avons pas eu un temps magnifique. De la pluie était même prévue pour le jour J. Ce qui est dommage sur cette course dont le parcours est magnifique.

Le parcours : C’est ce qui fait la beauté de cette course (et aussi la raison pour laquelle les dossards partent si rapidement !). La course relie le stade Vélodrome à Marseille aux vignes de Cassis, sur vingt kilomètres en passant le fameux Col de Gineste (celui que vous maudirez pendant quelques kilomètres). Sur ce parcours, on passe donc un peu par Marseille, on en prend ensuite plein les yeux en plein Massif des Calanques, on découvre la mer en pleine descente et on finit au milieu des superbes vignes de Cassis. Vraiment ce parcours est incroyable. Mais sa beauté est aussi sa difficulté. Le dénivelé est important : 327m au maximum (l’équivalent de la Tour Eiffel !!) et plus de 400m en cumulé. C’est la première fois que je cours avec autant de dénivelé, je sais que ça va être dur et on est toute un peu stressée à cause de ce dénivelé.

Mon compte-rendu : Dimanche matin, le réveil sonne bien trop tôt pour un week-end. On se demande comme à chaque fois pourquoi on s’impose ça ! ^^ Un petit déjeuner vite avalé, on se couvre parce qu’il fait froid. On espère passer entre les gouttes mais la météo n’est pas très optimiste ! On a peur qu’il fasse trop gris pour profiter de la vue. On se dit que ce serait vraiment trop dommage. C’est LA qualité numéro une de cette course et du parcours et aussi notre motivation ! A 7h30, on quitte notre Air B’n’b, il y a un monde fou dans le métro, un peu trop d’attente au moment du changement de ligne, on décide donc de finir le trajet à pieds, à allure vive pour ne pas rater les camions-consignes qui rejoignent Cassis à 8h30 pour l’arrivée des premiers (les lièvres !!). Tant mieux, ça réveille un peu nos jambes (et nos cerveaux) encore un peu endormies.

L’avant course : Passage consignes assez efficace, c’est au moment du pipi près course que ça se complique ! On a fait la queue au moins 40/45minutes. 10 petites cabines pour 20 000 participants, c’est vraiment pas terrible. C’est long, on va partir en retard, on le sait. Et l’odeur après le passage de plusieurs milliers de personnes, AU SECOURS !! On découvrira ensuite qu’il y avait des toilettes un peu plus loin mais n’étant pas indiquées, nous ne pouvions pas en être sures ! C’est vraiment ma pire expérience en termes d’organisation de course ! Il y a toujours un peu d’attente aux toilettes mais jamais à ce point ! Ça nous agace un peu. On refait la queue pour un contrôle de sacs avant l’accès aux SAS et on piétine encore de longues minutes avant d’être dans le SAS. On en a vraiment marre d’attendre et nous qui étions si stressées, sommes maintenant pressées de prendre le départ de courir, enfin. L’ambiance est enfin là, notre bonne humeur est de retour. C’est parti pour 20km !

0-7km : Le début me parait vraiment « facile ». J’aperçois les premières côtes, j’ai peur mais finalement je gère très bien. Je n’éprouve pas de difficulté particulière sur la première partie du parcours. J’ai envie d’accélérer mais on nous a dit de nous économiser au début pour avoir suffisamment d’énergie pour affronter les « vraies » côtes (celles qui vont nous achever !). Je me calme et je profite. On commence à grimper un peu. La vue est un peu brumeuse. C’est superbe ! Paris est une très belle ville mais rien ne vaut les courses dans la nature comme celle-là. Et puis, au bout d’un moment, je vois des coureurs sur le col, en face, je comprends qu’on va devoir sacrément grimper pour arriver là où ils sont. On court en fait sur une route de montagne « en lacet ». Tout roule pour l’instant mais ça commence à m’inquiéter un peu.

 

7-10km : A partir du 7ème ou du 8ème kilomètre, ça se complique. Le dénivelé est de plus en plus important, la côte de plus en plus raide, le souffle de plus en plus court et les cuisses commencent à piquer ! Je sais qu’au dixième kilomètre, ça s’arrête mais ça me semble long. Très long. J’ai envie de m’arrêter, je respire bruyamment, j’ai très envie de marcher. Je le dis à mes amies qui elles aussi souffrent. Ma copine Aurélie me prend la main « moi aussi j’ai envie de marcher »… Elle me remotive, on sait qu’on y est presque, on s’était fixé pour seul objectif de finir la course sans marcher ! Alors on tient. On aperçoit un virage on pense que les 10km sont là et que ça va redescendre mais non. Ça monte encore… C’est dur, c’est long, je jette un coup d’œil à la vue : c’est superbe… C’est dur mais c’est vraiment beau. Quand enfin, on aperçoit l’arche du 10ème kilomètre dans la brume on est soulagées. On a fait le plus dur, sans marcher. La côte et le col de la Gineste sont derrière nous !

10-15km : On s’arrête au super ravito Bio C Bon du 10ème kilomètre, on boit et on reprend quelques forces et avec Justine on part comme des flèches. J’ai l’impression de revivre et pouvoir vraiment courir, enfin !! Les jambes déroulent toutes seules, un vrai bonheur. Et le paysage… Nous sommes en plein Massif des Calanques, en pleine Garigues, c’est vert, ça sent bon les pins. J’adore cette partie du parcours. Mais on ralentit un peu. Aurélie et Morgane vivent la descente un peu moins bien que nous. Les genoux n’apprécient pas. On sait que ça peut être dangereux alors on se calme un peu.

15-17km : Globalement ça descend. Mais il y a souvent du plat et même parfois des mini montées. La descente commence à devenir difficile à gérer. J’ai mal à  la cheville, aux genoux… Mais on passe devant un groupe avec un chanteur et au même moment on découvre la mer en contre-bas… On se regarde avec les filles, on a la banane. Je lance un « voilà pourquoi on fait ça les filles ». On a des frissons. C’est beau, l’ambiance est incroyable et le vue s’est dégagée. On a même un peu de soleil. Ce passage est vraiment magnifique.

17-19km : On est reboostées mais la fin est extrêmement éprouvante. On savait que ça allait remonter pour atteindre les hauteurs de Cassis mais je ne pensais pas que ça allait être si dur. Mes cuisses ne suivent plus. Ça pique en montant. Ça tétanise quand ça redescend. Plus rien n’est agréable, je veux que ça se finisse ! Mais ça monte, ça redescend, ça remonte… Jusqu’au 19ème kilomètre. Cette partie là est vraiment compliqué. Je cours très lentement mais je ne marche pas.

L’arrivée : On voit enfin des panneaux nous indiquant l’arrivée. 300m, 250m… On se prend la main pour passer la ligne d’arrivée toutes les quatre. 200m, 150m. Les gens sur le bord de la route crient « allez les filles, bravo les filles ». C’est magique. 100m, 50m et enfin, on y est. Cette arrivée est géniale. On y est toutes les 4, main dans la main et on découvre les jolies vignes de Cassis qui nous accueille après plus de 2h de course !

L’après-course : On marche, on mange, on profite des endorphines et de la vue. On prend de jolies photos. On file récupérer nos consignes. Et ensuite se pose la question du retour. Il y a un TER qui nous ramène à Marseille ou des cars. Pour prendre le TER, il faut remonter les 2 derniers kilomètres de la course (no way !), on décide donc de prendre un car. La route pour y accéder descend et nous offre une jolie vue sur Cassis et la mer. Mais la mauvaise surprise, c’est l’attente aux cars. On est extrêmement nombreux. Je crois qu’on bien attendu 45 minutes / une heure, dans le froid et sous quelques gouttes de pluie. On est hyper déçues de cette organisation. Les transports retours sont prévus et gratuits mais vraiment mal gérés !

Le chrono : J’ai terminé cette course en 2h19 au chrono officiel, 2h16 à ma montre (on s’est un peu arrêtées aux ravitos, d’où la différence). Le temps importait peu pour cette première fois. Je voulais surtout la finir sans marcher et découvrir mes capacités sur du dénivelé. Je suis agréablement surprise. Finalement sans préparation réelle aux côtes, j’ai réussi à finir cette course sans trop de difficultés. Maintenant que je connais le parcours et la course, j’aimerais améliorer ce chrono !

Les ravitos : C’est un des points forts de cette course. Gérés par Bio C Bon, les ravitos sont au top. Beaucoup de choix, que des bonnes choses, je suis ravie. Banane, oranges, chocolat, TUC, des morceaux de sucre… et de l’eau bien sûr. Et, ils sont placés tous les 5 kilomètres : parfait.

Le prix : le dossard coûte 52€ avec les frais de dossier. Attention : les dossards partent en quelques minutes. Il faut vraiment être au taquet. Il y a trois « sessions » de vente en ligne et il vaut mieux être prêt devant son ordinateur, comme pour acheter une place de concert !!

Mon évaluation : Je pense que c’est la plus belle course que j’ai réalisé. Le parcours est superbe, les paysages sublimes. On ne se marche jamais dessus. L’ambiance est top. Mais à ce prix, l’organisation devrait être un peu mieux gérée notamment pour les toilettes et le retour à Marseille.

Les + : le parcours qui est vraiment superbe (au risque de me répéter). Les ravitos vraiment parfaits et suffisamment réguliers. L’ambiance au top.

Les – : l’organisation parfois un peu laborieuse notamment l’attente pour les toilettes, l’attente pour entrer dans le SAS, l’attente pour prendre les transports retour… On a passé autant de temps (voire plus) à attendre, qu’à courir !

J’y retourne l’année prochaine ? Sans aucune hésitation : OUI ! J’ai vécu une superbe course et j’ai très envie de revivre ça, avec si possible une amélioration du chrono !

Vous avez déjà couru cette course ? Vous avez aimé ? Qui y sera l’année prochaine  ?

Belle journée healthy ❤

Une réflexion sur “Compte-rendu : mon premier Marseille-Cassis (2018)

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