Entre mon métier et le blog : comment je m’organise

On me demande souvent comment je fais pour coupler mon travail et mon blog, à quoi ressemble mon quotidien d’intermittente qui alterne bureau, tournages, et journées à bosser à la maison. Malheureusement, souvent ces interrogations dissimulent de gros sous-entendus : « T’écris beaucoup sur ton blog pour une nana qui bosse, non ? », « Tu bosses de chez toi… ouais tu mattes des séries toute la journée en fait !  ».

Alors, je ne vais pas vous mentir, je profite parfois de mon statut pour dormir une petite heure de plus le matin, pour regarder un (ou deux) épisodes de série entre midi et deux, aller au sport plus tôt que les autres… Mais, je vous rassure au milieu de tous ces passe-temps, je bosse ! Et puis, il y a aussi les périodes de tournages pendant lesquelles les réveils sonnent très très tôt ! Difficile de vous dresser une journée type parce qu’elles ne ressemblent pas toutes. Mais ce petit récit me permettra de vous en dire un peu plus sur mes journées, sur mon métier et sur la place que j’accorde au blogging au milieu de tout ça.

8h15 : chez moi le réveil sonne tard (quand je ne suis pas en tournage en tout cas !). Je ne suis pas du matin. J’ai besoin de beaucoup de sommeil. En semaine, huit heures c’est l’idéal, le week-end c’est dix. J’aimerais être de ces personnes qui n’ont besoin que de quelques heures, quatre ou cinq, pour assurer toute la journée. Mais ce n’est pas mon cas (du tout !). Ça tombe bien dans mon métier, on arrive rarement au bureau avant dix heures. Alors le matin, je prends mon temps. Je me prépare et je termine par mon petit déjeuner. Fruits, thé, tartines… Un vrai repas que je ne rate jamais. Je le prépare avec soin et je m’installe à table pour prendre le temps de le manger. C’est en général le moment pendant lequel je réponds à vos messages et commentaires sur Instagram et à mes mails, pros et « blogo ». Je ne veux pas que ça empiète trop sur mon travail. Donc je ne le fais pas (trop) au bureau.

9h30 : les jours où je vais au bureau, c’est l’heure à laquelle je pars. En ce moment, j’alterne entre les trajets en métro et en vélo. Je trouve ça agréable de démarrer la journée par un peu de vélo : ça met mon corps et mon cerveau en route. Le métro c’est chouette aussi quand il n’y a pas trop de monde (il n’y a jamais trop de monde à ces horaires : les gens travaillent tôt !). Sur ma ligne de métro, il n’y a pas de réseau. Donc en général, je range mon téléphone et j’observe les gens. J’adore ça. Il y a cette jolie femme qui sourit en tapotant sur son téléphone. Répond-t-elle à son amoureux ? Son date de la veille ? Et puis ce papa avec son petit garçon. Lui je l’aime bien. J’aime bien les papas qui emmènent leurs enfants à l’école le matin. Et puis, il y a cette femme qui termine de se maquiller. Est-ce qu’elle était en retard ce matin ? Ou est-ce qu’elle se maquille toujours dans le métro pour grappiller quelques minutes de sommeil en plus ? Et puis, j’essaie de deviner le métier de tous ces voyageurs. Assistante de direction. Oui, elle est bien habillée, ça colle. Lui ? Il est dans la mode, c’est sûr. Il a un look tellement dingue ! Et puis le papa ? Je ne sais pas, jean, baskets… Un job cool sans doute… Oh, zut, je descends là ! Je suis tellement perchée dans mes pensées qu’il m’arrive parfois d’être à deux doigts de rater ma station. Retour à la réalité, j’arrive au bureau.

10h00 : Bonjour aux collègues. Lavage de main. Thé. Allumage d’ordi. To do list pour la journée et puis c’est parti. Le métier de journaliste consiste, dans mon cas, à faire des recherches sur le sujet sur lequel je travaille en ce moment. Contacter des gens. Leur demander des infos. Leur demander de participer à mon reportage. Leur expliquer que non, on n’est pas tous malintentionné à la télé. Les rassurer : « mais non vous passerez très bien à la télé ». Les relancer. « Ah bon ? Vous ne voulez plus participer à mon reportage, finalement ? ». Recommencer. Chercher quelqu’un d’autre. Trouver. Organiser les tournages. Écrire. Ça c’est la partie « bureau », la partie « enquête ».

Ensuite, viens la période des tournages. En vadrouille en France et à l’étranger. Les trains tôt le matin. Les trains tard le soir. Les sacs à dos très lourds avec tout le matériel de tournage. Les avions. Les journées à rallonge. Le terrain. Poser des questions débiles et d’autres moins. Créer des liens. Découvrir des métiers, des gens, des vies, un quotidien différent du mien. J’adore autant que je déteste, parfois. Les tournages c’est dur, on vient chercher quelque chose et ça ne se passe jamais comme prévu. Souvent on retombe sur ses pattes. On finit par réussir. Parfois, on perd du temps et de l’énergie pour rien. Mais je ressors toujours enrichie des tournages. J’ai fait des rencontres, j’ai assisté à des scènes de vie, j’ai découvert un métier. J’ai de la chance. Ma première expérience et sans doute la plus mémorable : la naissance de jumelles. Jamais, dans ma vie, je n’aurais eu la chance de vivre un moment comme celui-là. Mon souvenir le plus fort ? Mon reportage sur le trafic d’œuvres d’art par Daech. Je suis allée en Turquie, à la frontière syrienne. J’ai tellement appris.

Après les tournages, j’entre en montage pour « assembler » tout ce que j’ai tourné. C’est là que le « bébé » (oui, à ce stade, le reportage est devenu un bébé !) prend forme. C’est là aussi que l’on passe ses journées derrière des écrans. Qu’on se pose dix mille questions existentielles « mais on comprend ce qu’il dit là ? ». Bref, vous comprenez quand je vous dis que je n’ai pas de journée type ? Pour un seul et même reportage, je change de routine hyper régulièrement.

On me dit souvent que c’est une chance de pouvoir bosser de chez soi et en effet, c’est un vrai luxe d’avoir le choix. En revanche, j’aime autant aller au bureau que travailler de la maison. Le salon n’est pas un « vrai » bureau et à moins d’avoir un espace dédié, c’est parfois un peu compliqué. Par ailleurs, vivant dans un appartement ancien, l’isolation est très moyenne et malheureusement mes voisins du dessus ne semblent pas travailler. Ils gardent donc leurs enfants en bas âge, qui passent la journée à courir et à crier (au secours !!!). Parfois, aussi, je me sens vite seule : pas de collègue, pas de pause blabla à la machine à café, pas de déjeuner à papoter. Du coup, je trouve ça vraiment cool d’alterner les journées au bureau et celles à la maison. En général d’ailleurs, je vais plus souvent au bureau, que je ne reste à la maison.

13h00 : l’heure du déjeuner. Là encore, ça varie. Quand je suis au bureau, je déjeune le plus souvent avec mes collègues. En général, je prends une vraie pause d’une heure. Parfois, je profite de la pause déjeuner pour aller au sport et je mange ensuite devant mon ordi, au bureau.

Quand je bosse de chez moi, je prends le temps de me préparer un vrai repas, sain et équilibré. En général, je regarde un ou deux épisodes d’une série. Ou quand je suis pleine d’inspiration, j’écris un article pour le blog. Je ne publie quasiment jamais un article instantanément : je le programme. Quand il est terminé (le soir en général), je programme la publication pour le jour et l’heure de mon choix. Donc quand un article est publié à 12h par exemple, ce n’est pas parce que j’ai passé la matinée dessus ;).

C’est aussi à l’heure de la pause déjeuner que j’organise mes « shootings » pour le blog et/ou Instagram. En général, quand j’ai une idée d’article, je l’écris, je le mets en page et ensuite seulement (souvent plusieurs jours plus tard), je prends la ou les photos qui vont avec. Pour avoir de la lumière, je suis « obligée » de prendre les photos en journée. Je le fais donc à ma pause déj ou le week-end. Parfois, même si c’est trop rare à mon goût, je déjeune au restaurant, avec mon amoureux (photo de notre déjeuner avec l’amoureux cette semaine) ou une amie…

Quand, je suis en tournage, rien à voir : je mange avec mon cameraman, au restaurant ou dans la voiture à l’arrache en fonction de l’emploi du temps de la journée et je n’ai pas vraiment le temps de faire des photos, d’écrire un article ou encore moins de me faire une série !

18h00 : depuis que nous avons adopté Ficus, je pars plus tôt du bureau. Je rentre et je ressors presque immédiatement pour le sortir, entre 45 minutes et une heure en fonction des jours et de la météo, surtout. Si je travaille depuis la maison, je le sors plus tôt, aux alentours de 17h. Quand je rentre de la promenade, je bosse encore une petite heure, à la maison. Parfois, c’est mon amoureux qui s’occupe de la balade de Ficus et moi j’en profite pour aller au sport.

19h30-20h : je passe en cuisine pour préparer le diner. C’est notre moment « blabla » avec mon amoureux. On papote au dessus du plan de travail (en grignotant, oups), on se raconte notre journée, on parle de nos projets, des vacances, du week-end qui approche…

20h-21h : On mange assez tard. Vers 20h le plus souvent. A 21h, parfois. C’est pas bien, je sais mais on n’a pas des vies qui nous permettent de passer à table à 19h : on est souvent encore en train de bosser à cette heure là. En général, je prépare des choses assez simples mais on mange toujours assez généreusement. Entrée, plat, dessert… Tout est sain (la plupart du temps) mais généreux. Par exemple : carottes râpées, polenta crémeuse, légumes et tofu, yaourt de soja/coco et fruit (je poste tous mes repas en stories sur Instagram si vous cherchez des idées). Ensuite, c’est l’heure de la tisane sur le canap’ avec le petit carré de chocolat (teammamie !)

22h-23h : en général c’est le moment où on « bosse » sur nos passions respectives. On ressort les ordis et on retouche nos photos, j’écris ou termine mes articles, je papote avec vous sur Insta, je réponds à vos commentaires sur le blog… On fait tout ça en parlant, on se demande nos avis respectifs. Et puis parfois, on laisse nos ordis de côté et on profite juste l’un de l’autre.

23h30 : comme je vous le disais au début de cet article, j’ai besoin de dormir au moins huit heure par nuit. Donc je file au lit vers 23h30 et je m’endors presque aussitôt (j’ai la chance de n’avoir aucun problème d’endormissement). Et je reprends des forces pour recommencer le lendemain.

J’espère que cet article vous a plu. Et qu’il n’était pas trop long à lire (oups !) mais comme ça, au moins, vous savez tout, ou presque, sur la façon dont j’organise mes journées, la place que j’accorde à mon blog, mon métier… J’aimerais faire tellement plus. J’ai des envies folles, d’autres moins. Envie de tourner de belles vidéos, d’écrire un livre, d’aller au cinéma en pleine journée, de créer, de photographier… Peut-être plus tard, quand j’aurais une autre vie, un autre métier, un quotidien différent.

Et vous, que faites-vous dans la vie ? Vous avez un quotidien très routinier ou au contraire vos journées ne se ressemblent jamais ? Racontez moi votre journée type en commentaires 😉

Belle journée healthy ❤

21 réflexions sur “Entre mon métier et le blog : comment je m’organise

  1. Clio dit :

    Super ton article 🙂 ton métier a l’air vraiment passionnant et enrichissant c’est vraiment génial ! Et bloguer s inscrit dans la lignée en fait donc c’est top aussi pour tout balancer même si c’est jamais vraiment facile 😉

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  2. Naddas dit :

    Super article! Tu es sacrément organisé quand même! Moi je suis étudiant en Master 1 de Droit et j’ai un job étudiant à coté, donc en soit tous les jours je fais la même chose mais les horaires varient d’un jour à l’autre! Le blogging c’est le temps de repos haha!
    Des bisous!

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  3. Roz dit :

    Et bien dit donc, je ne pensais pas avoir autant de point en commun avec toi !! ^^ Comme toi, je n’ai pas de type de journée, j’ai également besoin de 8h de sommeil, après avoir dîné avec l’amoureux c’est tisane (donc team mamie aussi lol), je mange de moins en moins sucré depuis quelques mois, moins de gluten également. Je suis végétarienne et j’adore créer ou tester de nouvelles recettes Vegan. Par contre j’ai un chat et non un chien, puis j’ai dû arrêter le runing par manque de temps (un enfant, un blog et un job dans le secteur du bio). 😁
    XoXo

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  4. vogueandblog dit :

    J’aime beaucoup cet article, je vis avec un intermittent et ça m’amuse assez ce que tu dis en début d’article, souvent les gens ont l’impression que c’est un job à la cool mais en réalité les périodes de rush intenses valent bien des périodes plus « calmes » ! Ton article est long mais pourtant tellement agréable à lire, j’adore !

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  5. ballerinasandsneakers dit :

    Merci pour ton article! Pff se mettre le soir sur lordi c’est une sacré motivation. Moi jai un peu du mal a trouver mon rythme javoue.. je pars de chez moi il est 8h et je rentre pas chez moi avant 18h30… je reste active sur insta le soir et le midi. Mais le blog je bosse dessu uneou deux fois par semaine. Difficile de le conciller avec le sport et les sorties sinon

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    • Coquelicot et Basilic dit :

      Hello,

      Je comprends…

      Je me rends compte que je passe vraiment tout mon temps sur des écrans mais c’est mon métier et puis le blog, j’aime vraiment beaucoup ça donc je ne le vis pas du tout comme une contrainte mais en effet c’est compliqué de tout concilier au quotidien !!

      A très vite 🙂

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  6. sarahrbt1 dit :

    J’ai vraiment adoré ton article, et je trouve que tu écris vraiment bien. C’est très inspirant quand on est comme moi et qu’on vient tout juste de se lancer 🙂
    A très vite !

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